De Palmerston North à Patea

De Palmerston North à Patea

Palmerston North

En pleine ville, nous sommes réveillés par les moteurs des voitures qui s’affairent en ce samedi matin. Nous sommes à côté d’un grand parc bordé par des boutiques d’objets d’occasion et églises de toutes confessions. Le nombre d’églises nous surprend ! Combien ont-ils de mouvements spirituels différents dans l’église chrétienne ? Nous faisons un tour au Family Store de l’Armée du Salut. J’aime vraiment bien y chiner, l’ambiance dégagée par cette multitude d’objets déjà utilisés mais en bon état rend ce lieu insolite. Nous donnons un ballon de rugby et une trousse, et prenons des pamplemousses gratuits déposés là dans une cagette pour les visiteurs 🙂

Comme le temps est maussade, et qu’il s’agit de préparer notre voyage dans l’île du Nord, nous prenons le chemin de la bibliothèque. Grand bâtiment moderne au centre des rues classiques néo-zélandaises (boutiques collées les unes aux autres, dont les avancées de toiture sur le trottoir forme une allée couverte multicolore, qui change d’ambiance tous les cinq mètres). La bibliothèque est une des plus grandes que nous ayons vues jusqu’à présent, la quantité de livres est impressionnante, ainsi que de DVD et de CD. Comme en Australie, les bibliothèques font vraiment partie de la vie de ville, les informations sur les communautés alentours y sont présentes, et elles sont visitées par des personnes de tous âges et profils. Nous nous installons à côté de baies vitrées et étalons les cartes pour décider si nous partons à l’Ouest ou à l’Est.

Nico fait l'itinéraire

Ce sera vers l’Ouest et le Mont Taranaki !

Avant de quitter la ville, nous tombons par hasard sur une affiche présentant un centre de recyclage qui accepte les piles gratuitement. Wouhou !!! Le premier depuis 9 mois en Nouvelle-Zélande ! J’en parle plus en détail ici. Enfin nous pouvons sereinement nous débarrasser de nos piles usagées !

Recyclage des batteries

Vers la côte Ouest, Whanganui l’authentique

Nous décollons vers l’Ouest, les villes s’enchaînent et balisent les passages dans les plaines vertes où paissent du bétail. Nous apprendrons d’ailleurs plus tard que les terres d’ici font partie des plus fertiles du pays.
Whanganui (ou Wanganui, ils l’écrivent des deux façons sans vraiment s’être décidés sur une orthographe), est située sur l’estuaire de la Whanganui River (avec un H par contre 🙂 ), la plus grande rivière navigable de la Nouvelle-Zélande. Le centre ville est « mignon », enfin une ville avec quelques bâtiments historiques, échoppes et commerces autres que des grandes chaînes ou fast-food, quelques restaurants et bars. Et pas construit pour les touristes ! C’est la communauté locale qui fait vivre ce centre-ville, et c’est tant mieux.

Whanganui

Nous reprenons la route après un riz sauté aux épices, poulet et champignon, et quelques fraises (la saison commence, hmmm !).

Patea la petite sableuse noire

Le paysage se vallonne quelque peu, et les vaches laissent places aux moutons, plus à l’aise sur les pentes raides. Nous retrouvons la mer à notre gauche, avec le soleil qui sort des nuages brumeux devant nous. Patea : petit village à l’embouchure d’une rivière. Nous gagnons sa plage.

Sable bien noir

Noir ! Le sable est noir ! Vraiment noir ! Et tellement fin, c’est incroyable. Les vagues puissantes et le vent incessant sculpte la plage et les dunes, que quelques herbes tentent de maintenir en place. Plus loin, la côte s’élève en falaises, et avec le soleil couchant le spectacle est au rendez-vous. Nous nous baladons entre les troncs d’arbres de bois flotté échoués sur la plage, les grains noirs filants entre nos orteils. Une épave de navire, le SS Waitangi, toute rouillée dépasse du sable, et brave la marée montante.

Nico le capitaine échoué

Ce soir, c’est la remise à l’eau de la canne à pêche ! Il fait déjà sombre, mais la pleine lune se lève, et me donne courage. Je rentrerai néanmoins bredouille, malgré le poisson frais qui m’a été donné par deux français pêcheurs pour servir d’appâts. Il faut dire qu’on est le 4 novembre, la veille du 5 (sans blague !) et qu’on pige enfin pourquoi les magasins ne proposent pas des feux d’artifices depuis plusieurs jours pour rien. Des familles se rassemblent sur la plage pour lancer leurs fusées lumineuses pétaradantes. Forcément, alors que je commençais à avoir quelques touches, les poissons se carapatent vite fait. Tant pis, ce soir ce sera noodles améliorées, cuîtes dans du jus de cuisson de gros champignons, accompagnées de ces mêmes champignons et des carottes sautées dans de l’huile d’olive aillée. Un délice 🙂
Un épisode de Doctor Who plus tard, Morphée nous appelle et nous sombrons.

C'est la plein lune

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