La Surf Highway, de Patea à New Plymouth

Le plaisir de vivre face à la mer

Sur la plage de Patea, par un temps clément, nous déjeunons sans trop nous presser. Avant de partir, un petit tour sur le sable noir nous permet de prendre les photos que nous n’avions pas pu prendre hier à cause de la pénombre… noir sur noir… ça ne marchait pas bien 😉

Emi sur le sable noir

Hawera

Un premier arrêt à hawera pour prendre des informations sur les randonnées pratiquables de la région, notamment autour du Mont Egmond, le volcan qui dessine la carte si étrangement ! En effet, sur la carte, une forme circulaire verte dessine les limites du parc national, qui est le volcan lui même.
Un dicton local dit « Si tu ne vois pas le Mont Taranaki c’est qu’il pleut ; si tu le vois, c’est qu’il va pleuvoir ! »
Cela annonce la couleur ! Et il nous faudra organiser la visite de cette région avec cette contrainte à l’esprit.

Les avantages du « Slow-Travel »

Nous posons milles questions à la dame du I-Site (Office du Tourisme) qui nous répond poliement mais semble surprise de ces touristes qui posent autant de questions : Combien de temps faut-il pour, quelle est la météo etc… Eh oui ! L’avantage du slow travel c’est aussi de pouvoir faire en fonction de la météo en imaginant l’itinéraire le plus malin possible et en jonglant entre les journées de randonnées sous le soleil, les musées ou la ville par temps moyen et la logistique lors des intempéries.

J'ai enfin vu un kiwi !

Le Pa

C’est un endroit étrange qui semble abandonné. De vieux panneaux en bois indiquent des circuits pour les « forteresses » et pour le « mémorial ».

Forteresse engloutie

Nous nous enfonçons sur un sentier peu tracé dans les herbes hautes en suivant les petits panneaux. Bientôt, nous arrivons sur un champ valloné où l’on peut remarquer des trous creusés, qui servaient semble-t-il aux Maoris pour se cacher lors d’une bataille avec les Pakehas (les Blancs).

Tadaaaaa ! Le mémorial!

Nous n’apprendrons qu’à la fin de la randonnée que cette bataille comportait 60 Maoris contre 22 éclaireurs blancs, venus chercher de nouvelles terres à cause de la surpopulation à Wellington dans les années 1860. Les Maoris ne voulant pas se voir retirer leurs terres se sont défendus immédiament en décimant quasiment tout le régiment. Aujourd’hui, il ne reste que des trous dans les collines, des herbes hautes et quelques moutons touffus qui nous regardent avec de grands yeux passifs.

La preuve !

La visite manque d’explications et nous retournons au van un peu sur notre faim quant aux faits historiques concernant le site.

Ohawe et ses falaises

D’immenses falaises blanches à strates géologiques, la mer verte puis bleue foncée est un peu agitée. Quelques surfeurs tentent de dompter la vague qui les fera planer.

Opunake, investie par l’art urbain surprenant

Notre troisième arrêt est plein de surprises ! Déjà, la ville est chouette. Une longue rue de bars et cafés aux ambiances conviviales, des magasins en tous genres. Tout est fermé aujourd’hui, mais on sent un petit esprit hippie qui nous amuse bien. Ensuite, la ville a décidé de se parer de lainages… après tout c’est bientôt Noël alors pourquoi pas ? C’est presque l’été, mais le père Noël arrive. On ne s’y fait toujours pas. Bref, tous les magasins sont recouverts d’objets en crochet !

Opunake

La statue qui rend hommage à un rugbyman célébre ici se retrouve vêtue de chaussettes à froufrou et d’un caleçon de borat (davantage couvert quand même).

Coureur en tricot

Les cafés présentent des gâteaux en laine, la boucherie une farandoles de saucisses, le « fish and chips » de belles méduses suspendues…et la police des menottes géantes. Définitivement, des comiques ces Kiwis !

Même les policiers font du tricos

Une pluie rapide se manifeste et avec elle, l’odeur du bitume chaud nous rappelle l’été. Un arc-en-ciel se dessine au milieu de la rue et nous avons vraiment le sentiment d’être dans une ville hippie où une licorne de laine pourrait traverser la rue.

Vous ne voyez pas la licorne ?

Nous essayons d’aller voir la plage, mais à contre-jour, on opte pour continuer la route car l’heure file.

Célestine repart à dos de mouton

Pungarehu, le fameux phare

Il se dresse sur la colline. Sans nuages, nous pourrions voir derrière le Mont Egmond (Taranaki) mais pour le moment il se cache. Les lumières sur la grève sont jolies. Le couché de soleil arrive. Je danse devant les vaches qui arrêtent un instant de brouter de l’herbe pour m’observer mollement, sans broncher. Lorsque je remonte dans la voiture, les rumineuses reprennent tranquillement ce qu’elles faisaient.

Phare de Pungarehu

Oakura, la forteresse perdue et la magie de la forêt

Pour ce site historique et archéologique nous prenons les lampes torches au cas où, le soleil est déjà très bas. Après 10 minutes de descente sur un sentier reculé nous voilà devant un panneau qui présente le site.
Il faut 30 minutes aller pour en faire le tour… Zut ! On ne pensait pas que ce serait si grand ! Allez zou, c’est parti !
On suit le sentier dans une lumière entre chien et loup. Quelques marches de bois mises en place par le DOC, puis le sentier nous emmène dans la forêt. On ne voit plus rien du tout… tout est recouvert d’ombrages et le site archéologique est sous la végétation. Trop dommage… déçus, on rebrousse chemin.
Nous éteignons la lampe un instant et… oh… la magie opère ! Des centaines de vers luisants font briller les sous-bois. Le chant des oiseaux résonne comme un écho. Le ciel est parsemé d’étoiles que l’on entrevoit entre les branches si hautes.

Il est temps d’aller camper… au bord de la mer à New Plymouth.

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