Cultures et traditions balinaises

Au cours de nos déambulations balinaises, nous avons rencontré les locaux qui nous ont appris les us et coutumes de leur île. Voici ce que nous avons retenu.

Castes et prénoms

Pour parler des prénoms, il faut commencer par les castes. Nous apprenons alors qu’en Indonésie il y a quatre castes. Apparemment ce n’est pas comme en Inde avec des relations hiérarchiques entre les castes. Ici, ce sont plutôt des ethnies. Autrefois, il n’était possible de se marier qu’entre personnes d’une même caste. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, à part une d’entre elles : la caste musulmane stricte (représentée au Nord de Sumatra vers Aceh).

Alors pourquoi les castes sont elles reliées aux prénoms ?
Les prénoms sont par ordre d’arrivée dans la famille. Il y a donc « le premier garçon », « le deuxième garçon », « le troisième », « le quatrième ». Pareil pour les filles. Et ensuite on revient au début. Le cinquième c’est donc le même prénom que le premier.
Enfin presque, car par « ordre » il y a le choix entre deux à trois prénoms. Par exemple, dans la caste de notre chauffeur Roja, le premier peut s’appeler « Putu » (tient, c’était aussi le nom de notre chauffeur de la veille), en gros « l’aîné ».
Marrant nom ? euh, marrant non ?

Religion et karma

Bali est à plus de 60% hindoue. La grande majorité des maisons a son propre petit temple familial où vénérer les divinités.

Les Hindous sont sensibles au Karma. Ils croient en la réincarnation : si le Karma d’un mourant n’est pas parfait, il se réincarne à nouveau pour continuer d’améliorer son Karma. La libération étant lorsqu’il n’y a plus de réincarnation.
Pourquoi notre chauffeur Roja croit à la réincarnation ? les bébés lorsqu’ils naissent, ils crient et pleurent non ? alors que ça devrait être un moment joyeux. C’est donc qu’ils reçoivent la lourde tâche de vivre à nouveau une vie dure sur terre.

Ce que nous comprenons néanmoins est que la religion pousse la population a avoir un bon Karma, donc un bon comportement. La vie des Hindous est basée sur le concept du Tri Hita Katana (trois / joie, bonheur / façon, moyen) : les trois voies permettant à tout Hindou d’atteindre le bien-être physique et spirituel. Ces trois voies étant : respect de ses dieux, respect des autres, respect de la nature.

Pour le respect des dieux, c’est bon ! Chaque maison de chaque village a son petit temple, et les offrandes (riz, piécettes, biscuits dans des petits paniers en feuille) sont omniprésentes au pied des statues, devantures de magasins et paliers.

Pour le respect des autres, il est vrai que nous sentons un état d’esprit d’entraide et non de compétition. Nous avons été témoin d’accidents de la route, tout le monde se précipite à la rescousse des victimes. Et d’un point de vue plus général, la majorité de la population est adorable et serviable. Nos discussions avec les locaux (chauffeurs de taxi et hôtes notamment) confirment qu’il y a peu de vols, incivilités et autres crimes à Bali par rapport aux autres îles d’Indonésie. D’après eux, leur religion en serait la cause.

Pour la nature… eh bien… les tonnes de plastique polluant la terre et les cours d’eau, les déchets jetés par terre, le savon directement dans les canaux des rizières, nous en font penser autrement. Mais il faut dire que tout change vite, et que les infrastructures ne suivent pas. Depuis des centaines d’années les gens n’ont que des matériaux biodégradables, ils ne sont pas habitués aux matières polluantes.

Bali et l’environnement

Plusieurs fois nos interlocuteurs ont été sensibles aux questions d’environnement. Et c’est tant mieux !
Par environnement, ils comprennent pollution de l’eau et gestion des déchets. Parfois on nous parle de changement climatique et ses impacts sur le climat local qui se dérègle.

Un de nos chauffeurs (Roja) nous raconte que son village a décidé d’améliorer sa propreté. Roja fait partie de l’organisation de la collecte des ordures en triant compostable et recyclable (deux poubelles). Il n’est visiblement pas possible (prend trop de place) de composter dans le village, il faut donc tout transporter à la décharge et au centre de tri. C’est un coût de 9000€ au village tous les ans, et apparemment un réel effort budgétaire que chacun peine à supporter.

Avec la quantité de plastique dans les cours d’eau, champs, rues, quel avenir pour Bali si les infrastructures de tri ne sont pas supportées par l’état ?

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