{"id":469,"date":"2018-01-29T20:00:30","date_gmt":"2018-01-29T08:00:30","guid":{"rendered":"https:\/\/worldsways.org\/website\/?p=469"},"modified":"2018-06-18T17:59:04","modified_gmt":"2018-06-18T09:59:04","slug":"festival-maori","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/worldsways.org\/website\/journal-de-voyage\/festival-maori\/","title":{"rendered":"Auckland et son festival culturel maori"},"content":{"rendered":"<p>&#8230;une belle fa\u00e7on de terminer le voyage en Aotearoa.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui c&#8217;est lundi, et surtout, c&#8217;est f\u00e9ri\u00e9 ! Le dernier jour de l&#8217;Auckland Anniversary. Chacune des r\u00e9gions de Nouvelle-Z\u00e9lande poss\u00e8de son propre jour f\u00e9ri\u00e9. Et \u00e0 Auckland c&#8217;est ce lundi. Il y a du monde en ville, et de nombreuses festivit\u00e9s. Alors ce matin, on se l\u00e8ve suffisamment t\u00f4t pour en profiter. 9h30, nous sommes dans le bus en direction du centre ville. Le soleil brille, le ciel est d&#8217;un bleu parfait, et la rue principale est \u00e0 demi d\u00e9serte. Les quelques boutiques ouvertes sont bien vides, les badauds pr\u00e9f\u00e9rant les bords de mer.<\/p>\n<p>Au programme ? Passer la journ\u00e9e au festival de la culture maorie : Te T\u0101maki Herenga Waka. Pour en profiter un max : on s&#8217;organise en prenant vite les billets des diff\u00e9rentes activit\u00e9s fortement demand\u00e9es, on mise sur la chance qui nous sourira, on se d\u00e9contracte, et zou !<br \/>\nAu bilan ? pas un seul temps mort, tout gratuit et du bonheur en barre \ud83d\ude42<\/p>\n<h2>Immersion dans la culture<\/h2>\n<p>Au rez-de-chauss\u00e9e, les b\u00e9n\u00e9voles de tous \u00e2ges du festival s&#8217;empressent de nous souhaiter la bienvenue et nous tendre le programme. Nous d\u00e9ambulons parmi les quelques stands.<\/p>\n<p>Le premier est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la sculpture sur bois, avec de beaux totems maoris aux yeux irris\u00e9s de coquillages nacr\u00e9s (paua). Un prof explique le fonctionnement de son \u00e9cole et propose des s\u00e9ances d&#8217;initiation aux visiteurs.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-1.jpg\" alt=\"Totem sculpt\u00e9\" \/><\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9, sont expos\u00e9es des robes traditionnelles tiss\u00e9es en plumes, lin local et orn\u00e9es de pierres. Tant\u00f4t masculines (s&#8217;arr\u00eatant \u00e0 la taille), tant\u00f4t f\u00e9minines (s&#8217;arr\u00eatant au-dessus de la poitrine). Deux femmes \u00e2g\u00e9es initient les plus jeunes \u00e0 tisser la flax pour en faire des sacs (Kete), des v\u00eatements, ou des paniers.<\/p>\n<p>Plus loin, ce sont des lits en mousse r\u00e9hauss\u00e9s qui accueillent les visiteurs qui souhaitent immortaliser leur peau avec des motifs maoris. Nous sommes surpris, nous ne pensions pas que sur un coup de t\u00eate on pouvait se d\u00e9cider \u00e0 faire un tatouage \u00e0 vie&#8230; Comme quoi, ici la culture est bien diff\u00e9rente. La majorit\u00e9 des Maoris (et de nombreux Kiwis Pakehas) arborent des motifs sur leur peau.<\/p>\n<p>Stand de radio et stand de t\u00e9l\u00e9 se font face : on ne pige pas grand chose, ne parlant pas maori \ud83d\ude42<\/p>\n<p>&#8220;Maori Games&#8221; : des enfants se tapent dessus avec des frittes de piscine, sous l&#8217;oeil amus\u00e9 des adultes et d\u00e9pit\u00e9 du personnel essayant de leur enseigner l&#8217;art du combat avec un baton.<\/p>\n<p>Nous finissons par la grande tente consacr\u00e9e aux herbes m\u00e9dicinales et m\u00e9decine traditionnelle, avec ses petits flacons myst\u00e9rieux qui sentent bon. Emilie tente sa chance avec un baume r\u00e9parateur, cens\u00e9 donner une seconde jeunesse \u00e0 votre visage&#8230; en tous cas le parfum d&#8217;essence de bois rare et fleurs des \u00eeles est agr\u00e9able !<\/p>\n<h2>Un spectacle vivant : chants et danses traditionnels<\/h2>\n<p>Nous affalant dans des poufs moelleux, nous prenons place devant la sc\u00e8ne au milieu des autres spectateurs de tous horizons : Aucklandeurs, Maoris, voyageurs&#8230; Une vingtaine de jeunes arrivent sur la sc\u00e8ne, v\u00eatus de beaux costumes traditionnels faits de flax tress\u00e9e, orn\u00e9s de noir, blanc et rouge, de maquillages tribaux sous le menton pour les filles et sur tout le visage pour les gar\u00e7ons. Un pr\u00e9sentateur nous explique la signification de chaque chant, tant\u00f4t sur l&#8217;amiti\u00e9, la famille, la protection des siens, ou encore la guerre. Nous avions ador\u00e9 la d\u00e9monstration \u00e0 Rotorua dans le village maori et c&#8217;est toujours aussi bien ici !<\/p>\n<p>Les femmes chantent en premi\u00e8re ligne. Leurs expressions faciales sont puissantes, communicatives. Elles ouvrent de grands yeux que l&#8217;on voit de loin, avec ce petit p\u00e9tillement dans le regard. Leurs mains et bras tremblent volontairement. Elles les ram\u00e8nent vers elles par ondulations. Ce faisant, elles apportent de l&#8217;\u00e9nergie vitale dans leur coeur pour avoir la force de chanter. Du moins, c&#8217;est ce que l&#8217;on avait appris la derni\u00e8re fois. Savoir cela rend le spectacle plus fort pour nous, car on sent qu&#8217;ils chantent avec passion. Nous avons des frissons partout !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-2.jpg\" alt=\"Spectacle\" \/><\/p>\n<p>Tant\u00f4t \u00e0 l&#8217;arri\u00e8re lors des chansons d&#8217;amour ou de paix, tant\u00f4t \u00e0 l&#8217;avant pour les chants guerriers, les hommes chantent d&#8217;une voie grave pour compl\u00e9ter celle des femmes. Lorsque l&#8217;intimidation est de mise, c&#8217;est avec puissance qu&#8217;ils tapent au sol, se frappent le corps de leurs mains en faisant trembler leurs muscles et ouvrent de grands yeux en tirant la langue.<\/p>\n<p>Le bouquet final est un Haka traditionnel \u00e0 l&#8217;ambiance guerri\u00e8re pour les hommes et au maniement des poi pour les femmes, ces boules blanches comme des bolas de jonglage. Nous apprenons alors que haka est avant tout une danse protectrice et d&#8217;amour envers les siens, une d\u00e9monstration de l&#8217;attachement des membres d&#8217;une tribue.<br \/>\nPour cl\u00f4turer la c\u00e9r\u00e9monie, l&#8217;intimidant Haka des All Blacks !<\/p>\n<h2>Exposition d&#8217;\u0153uvres d&#8217;art<\/h2>\n<p>Petite pause avant la suite des \u00e9v\u00e9nements planifi\u00e9s avec un tour \u00e0 l&#8217;\u00e9tage (et \u00e0 l&#8217;ombre !) Des artistes et cr\u00e9ateurs exposent leurs \u0153uvres. Des sacs \u00e0 main en jute tress\u00e9e (Kete en maori), des poi en verre souffl\u00e9 et torsad\u00e9, des peintures modernes, sculptures en bois, en pierre, en os. Notre emploi du temps minut\u00e9 nous emp\u00eachera de profiter de l&#8217;initiation \u00e0 la peinture, tant pis !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-3.jpg\" alt=\"Kete tress\u00e9\" \/><\/p>\n<h2>Et la Nouvelle-Z\u00e9lande f\u00fbt !<\/h2>\n<p>Dans la salle adjacente, une petite expo num\u00e9rique avec un superbe film d&#8217;animation sur la l\u00e9gende des deux \u00eeles. Maui, le demi-dieu de nombreux mythes parti un jour \u00e0 la p\u00eache avec ses fr\u00e8res lorsqu&#8217;il aper\u00e7ut une raie g\u00e9ante. Il utilisa un hame\u00e7on couvert de son propre sang, car nul de ses fr\u00e8res ne voulu lui pr\u00eater d&#8217;app\u00e2ts. Le bateau commen\u00e7a \u00e0 prendre de la vitesse sur l&#8217;oc\u00e9an. Les fr\u00e8res avaient tant tir\u00e9 sur le poisson qu&#8217;il \u00e9tait tout caboss\u00e9. Finalement, le cano\u00eb se retrouvera sur la terre, la raie devint l&#8217;\u00eele du Nord, avec ses Monts et ses volcans.<\/p>\n<p>Plus tard, les fr\u00e8res reprirent leur Waka qui s&#8217;\u00e9choua sur un rocher. Avec le temps, l&#8217;embarcation devint la terre du Sud. Pour \u00e9chapper \u00e0 la temp\u00eate, les hommes mont\u00e8rent sur le radeau cass\u00e9 et se transform\u00e8rent en pierre petit \u00e0 petit, formant les chaines de Montagnes du Sud. Le plus haut de ces monts, le Mont Aoraki, n&#8217;\u00e9tant autre que les restes de Maui.<\/p>\n<p>Pour en savoir plus (en anglais), vous pouvez consulter les archives [ici](lien : http:\/\/eng.mataurangamaori.tki.org.nz\/Support-materials\/Te-Reo-Maori\/Maori-Myths-Legends-and-Contemporary-Stories\/Maui-and-the-giant-fish).<\/p>\n<h2>Une pause d\u00e9jeuner comme on les aime<\/h2>\n<p>Pour la pause d\u00e9j, nous choisissons le plat traditionnel : le hangi. Un peu de porc, un peu de poulet, quelques pommes de terres, patates douces et chou cuites \u00e0 la vapeur. Nous d\u00e9gustons ce plat face \u00e0 la vue sur le port d&#8217;Auckland et sa grande tour (en b\u00e9ton&#8230;), avec la musique maorie, les rires des enfants heureux de tester les jeux&#8230; aujourd&#8217;hui, c&#8217;est jour de f\u00eate, et on est bien !<\/p>\n<p>Pour se fondre dans le d\u00e9cor, nous allons faire un petit tour au stand de tatouages. \u00c9milie a droit au tatouage sous le menton, r\u00e9serv\u00e9 aux femmes, ainsi qu&#8217;un &#8220;bracelet&#8221;. Nico opte pour le tatoo du front (qui lui va particuli\u00e8rement bien, un vrai guerrier!)&#8230; Nous craquons aussi pour la petite raie ! On dirait de vrais Maoris maintenant, alors nous immortalisons le moment au stand photo (o\u00f9 on se marre bien pour faire la meilleure bouille possible). Pleins d&#8217;\u00e9nergie guerri\u00e8re, nous sommes pr\u00eats pour la travers\u00e9e du port en Waka tradionnel !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-4.jpg\" alt=\"Tatouages maoris\" \/><\/p>\n<h2>En Waka, \u00e7a pagaie<\/h2>\n<p>Tout au long du festival, nous sommes heureux de constater la bienveillance et la gentillesse du personnel encadrant. B\u00e9n\u00e9voles ou employ\u00e9s, Maoris ou Pakehas, tous sont l\u00e0 pour nous faire profiter un maximum.<\/p>\n<p>Notre prochaine activit\u00e9 sera aquatique : mont\u00e9e \u00e0 bord d&#8217;un cano\u00eb traditionnel \u00e0 rames. La femme Maorie qui nous re\u00e7oit nous rassure une bonne dizaine de fois sur la s\u00e9curit\u00e9, et donne \u00e0 Nico un superbe petit gilet de sauvetage rose pour enfant. Parfait.<br \/>\nS&#8217;ensuit une initiation au pagayage en r\u00e8gle et en rythme, selon les consignes du capitaine. 4 ordres diff\u00e9rents : repos\/soyez-pr\u00eats, en avant, en arri\u00e8re, et position du salut. Chaque ordre est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 trois fois et est ex\u00e9cut\u00e9 lors de la troisi\u00e8me fois.<br \/>\nComme tout le monde gal\u00e8re \u00e0 piger, notre instructeur au gros bide d\u00e9sesp\u00e9re et ne peut s&#8217;emp\u00eacher de nous r\u00e9p\u00e9ter : &#8220;ooh you&#8217;re killing me&#8221;. haha !<\/p>\n<p>C&#8217;est parti, on embarque ! C\u00e9lestine accroch\u00e9e sur la lani\u00e8re d&#8217;appareil photo, lui m\u00eame attach\u00e9 avec des mousquetons. Aujourd&#8217;hui, rien ni personne \u00e0 l&#8217;eau ! Pas m\u00eame les belles pagaies de bois qui ne risquent pas de couler.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-5.jpg\" alt=\"Pr\u00eats \u00e0 embarqu\u00e9s pagaies \u00e0 la main\" \/><\/p>\n<p>Nous prenons place juste devant le capitaine debout qui tente de stabiliser le rafiot. Pas simple avec les malabars Maoris bronz\u00e9s devant nous, qui embaument l&#8217;huile de coco. Pr\u00eats ? En arri\u00e8re toute !<br \/>\nLe capitaine donne le rythme par ses ordres cadenc\u00e9s : &#8220;En arri\u00e8re&#8221; pendant lequel tout le monde plonge sa pagaie et donne tout ce qu&#8217;il a, &#8220;hiiii&#8221; tout le monde r\u00e9pond en remettant \u00e0 plat sa pagaie et en tapant la tige contre le flanc du canot. &#8220;En arri\u00e8re&#8221; et on recommence, &#8220;hiii&#8221;, &#8220;en arri\u00e8re&#8221;, &#8220;hiii&#8221; !<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9quipage \u00e0 l&#8217;unison, \u00e0 l&#8217;unirame, \u00e0 l&#8217;unimouvement est impressionnant. &#8220;En avant&#8230;&#8221;, &#8220;hiii !&#8221;, &#8220;En avant&#8230;&#8221;, &#8220;hiii !&#8221;, &#8220;1,2,3&#8221;, &#8220;1,2,3&#8221;, &#8220;a,b,c&#8221;, &#8220;a,b,c&#8221;, &#8220;talk-to-me&#8221;,&#8221;talk-to-me&#8221;. Haha, le capitaine est un rigolo et varie un peu.<br \/>\n&#8220;Salutations&#8221;, &#8220;hiii&#8221;, &#8220;Salutations&#8221;, &#8220;hiii&#8221;, &#8220;Salutations&#8221;, et hop tout le monde l\u00e8ve sa pagaie bien droit. C&#8217;est beau, c&#8217;est propre, c&#8217;est saisissant.<\/p>\n<p>Rentr\u00e9s au port, les Maoris tout sourire nous font descendre et sont heureux de constater que nous sommes aux anges.<\/p>\n<h2>Baignade en sous-v\u00eatements dans le port !<\/h2>\n<p>Pfiou&#8230; c&#8217;est que c&#8217;est particuli\u00e8rement physique comme exercice ! On a eu bien chaud&#8230; tous les enfants Maoris sautent dans l&#8217;eau du port, accompagn\u00e9s de leurs grands fr\u00e8res et grandes soeurs&#8230;c&#8217;est trop tentant ! tant pis pour les maillots de bain qu&#8217;on a laiss\u00e9s \u00e0 la maison, on fonce se rafraichir&#8230; on s\u00e8chera au soleil avant notre escapade en voile dans la baie.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-6.jpg\" alt=\"Baignade dans le port\" \/><\/p>\n<h2>Hissez les voiles !<\/h2>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-7.jpg\" alt=\"Haunui\" \/><\/p>\n<p>Nous embarquons \u00e0 bord du Haunui. Un superbe bateau de bois, deux coques, trois voiles dont un foc toutes d\u00e9cor\u00e9es d&#8217;insignes Maoris. L&#8217;\u00e9quipage nous accueille chaleureusement, nous prenons place. Hissez les voiles, tenez la barre et nous sortons du port pour explorer la baie !<br \/>\nIl faut beaucoup d&#8217;\u00e9nergie et de balancier \u00e0 la petite jeune qui tient la barre tant celle-ci \u00e0 l&#8217;air lourde&#8230; elle se d\u00e9brouille tr\u00e8s bien !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-8.jpg\" alt=\"La barre est lourde\" \/><\/p>\n<p>Une toute petite cabine sert \u00e0 l&#8217;\u00e9quipe pour la cuisine, manger&#8230;et sous nos pieds \u00e0 l&#8217;int\u00e8rieur des coques, pas moins de 16 couchettes pour accueillir un \u00e9quipage qui fonctionne par quarts&#8230; pendant six heures, quatre membres de l&#8217;\u00e9quipage sont responsables du navire. Ce Waka a d\u00e9j\u00e0 fait le voyage jusqu&#8217;\u00e0 San Francisco ! C&#8217;est un bel exemple de conservation du patrimoine culturel, d\u00e9tenu et maintenue par une communaut\u00e9 dont de nombreux b\u00e9n\u00e9voles (la Te Toki Voyaging Trust).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-9.jpg\" alt=\"Voiles\" \/><\/p>\n<p>C&#8217;est sur de telles embarcations que les Polyn\u00e9siens sont arriv\u00e9s ici, en Nouvelle-Z\u00e9lande. Contre vents et mar\u00e9es, contre temp\u00eate et calme plat&#8230; ils ont r\u00e9ussis \u00e0 traverser l&#8217;oc\u00e9an pacifique !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-10.jpg\" alt=\"Les matelots\" \/><\/p>\n<p>C&#8217;est un plaisir pour nous, que de vivre cette exp\u00e8rience. Il nous manquait un peu cela dans notre voyage, de mieux comprendre l&#8217;histoire des premiers occupants du pays. Le bateau change de direction, le foc tourne avec le vent, et hop, on file comme l&#8217;\u00e9clair, silencieusement sur l&#8217;oc\u00e9an. Que du bonheur !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-11.jpg\" alt=\"Auckland depuis le waka\" \/><\/p>\n<h2>Pr\u00e9vention sur les routes<\/h2>\n<p>Nous l&#8217;avions constat\u00e9 \u00e0 de nombreuses reprises, les Kiwis aiment boire. Par boire, il faut entendre boire de l&#8217;alcool pour les effets de l&#8217;alcool. C&#8217;est naturellement qu&#8217;il y a un stand de pr\u00e9vention routi\u00e8re sur les risques de prendre le volant apr\u00e8s quelques verres (dizaines de verres, quoi ? vraiment ?). Allons-y pour voir !<br \/>\nIl s&#8217;agit de mettre des lunettes d\u00e9formantes et de slalomer entre des plots de chantier sans les heurter. Eh beh, c&#8217;est pas simple ! Nous sommes contents d&#8217;avoir tent\u00e9 l&#8217;exp\u00e9rience et encore plus de voir qu&#8217;elle attire du monde (s\u00fbrement gr\u00e2ce aux goodies qu&#8217;on y r\u00e9colte \u00e0 la fin \ud83d\ude42 )<\/p>\n<h2>Cirque en ville<\/h2>\n<p>Ce week-end prolong\u00e9, c&#8217;est aussi le festival du cirque de rue. En allant chercher en glace (il fait tellement chaud) nous nous arr\u00eatons devant un clown qui \u00e9pate les enfants (et les plus grands) en cr\u00e9ant des multitudes de bulles qui s&#8217;envolent dans le public.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-12.jpg\" alt=\"Les bulles pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es des enfants\" \/><\/p>\n<p>Trois boules glac\u00e9es plus tard (hmmm), nous nous asseyons pour observer deux Japonais faisant les pitres sur de la musique swing (oh yeah !) et sur&#8230; des monocycles de plus en plus haut. Humour typiquement Japonais, exag\u00e9r\u00e9 avec des mimiques grotesques, mais prestation \u00e9patante de ces acrobates. Ils ont m\u00eame eu le record guiness avec leur pentacycle.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-13.jpg\" alt=\"Les Japonais acrobates\" \/><\/p>\n<p>Ces arts de rue sont parfaits dans l&#8217;ambiance estivale et vacanci\u00e8re de la ville d&#8217;Auckland. Les badauds se prom\u00e8nent par-ci par-l\u00e0 sur les bords de mer et le port. Ce qui nous surprend toutefois c&#8217;est l&#8217;absence totale de d\u00e9licatesse lorsque les artistes r\u00e9clament que le public leur donnent une pi\u00e8ce \u00e0 la fin (un gros billet m\u00eame). Sur un spectacle de vingt minutes avec deux pirouettes et beaucoup de mise en sc\u00e8ne, cinq minutes pour marteler au public qu&#8217;ils doivent donner de l&#8217;argent, bon&#8230; Choc des cultures, quand tu nous tient.<\/p>\n<h2>Parade de fin et baignade<\/h2>\n<p>La journ\u00e9e de festivit\u00e9s touche \u00e0 sa fin. Une petite parade de Waka passe tranquillement sous le pont en rythme. Rythme cadenc\u00e9 des pagaies qui frappent contre la coque et des voix des navigateurs muscl\u00e9s men\u00e9s par leurs chef(fes) &#8211; oui, il y a une femme cheffe youhou ! On adore !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-content\/uploads\/images\/posts\/journal\/auckland\/festival-maori-14.jpg\" alt=\"Waka traditionnel dans la civilisation moderne\" \/><\/p>\n<p>La baignade \u00e9tait tellement agr\u00e9able, qu&#8217;on y retourne&#8230; pourquoi se priver ? C&#8217;est assez rare de se baigner en pleine ville dans une eau chaude, face aux b\u00e2timents embl\u00e9matiques. La journ\u00e9e se finit dans les rires des enfants, les jappements d&#8217;un chien qui panique d\u00e8s que son ma\u00eetre plonge sous l&#8217;eau, et aux ploufs des jeunes qui font la bombe depuis les quais&#8230; tous ces visages souriants, nous \u00e7a nous rend juste heureux !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8230;une belle fa\u00e7on de terminer le voyage en Aotearoa. Aujourd&#8217;hui c&#8217;est lundi, et surtout, c&#8217;est f\u00e9ri\u00e9 ! Le dernier jour de l&#8217;Auckland Anniversary. Chacune des r\u00e9gions de Nouvelle-Z\u00e9lande poss\u00e8de son propre jour f\u00e9ri\u00e9. Et \u00e0 Auckland c&#8217;est ce lundi. Il <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/worldsways.org\/website\/journal-de-voyage\/festival-maori\/\">(Poursuivre)<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":485,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[45],"class_list":["post-469","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-journal-de-voyage","tag-nouvelle-zelande"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/469","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=469"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/469\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":487,"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/469\/revisions\/487"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/media\/485"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=469"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=469"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/worldsways.org\/website\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=469"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}